Conférences du Mois de janvier

Jeudi 1er février 2018 à 15 heures
Salle des Meules - 3 descente des Moulins - Vence

Les "résilientes" Artemisia - Camille - Frida et Niki

par Christian Loubet

L’art plastique offre un mode privilégié de "résilience" à la suite d’un traumatisme grave. Ces quatre femmes connurent une réussite sociale et par là un accomplissement, malgré leur blessure (jamais totalement cicatrisée). Leurs œuvres suscitent en outre, en chaque spectateur, une empathie qui dépasse le registre de la peinture.

Jeudi 8 février 2018 à 15 heures
Salle des Meules - 3 descente des Moulins - Vence

Des estampes japonaises à la modernité qui s'invente:
Manet, Monet,Van Gogh, Degas et les autres

par Catherine de Buzon

Le Japon venait à peine de s'entrouvrir, mais il était déjà présent à l'Exposition Internationale de New-York en 1853. Des estampes japonaises rapportées par les marins dans leurs malles commencèrent a` parvenir directement dans certains pays d'Occident. Les Expositions Universelles vont se succéder : Londres puis Paris. Les années 1870 verront l’éclosion du japonisme, l'enthousiasme gagnant tous les ateliers « avec la rapidité d'une flamme courant sur une piste de poudre. » En 1878 à l’Exposition Universelle de Paris ce fut la consécration de cet émerveillement qui avait marqué la décennie écoulée. De 1878 a` 1895, il continua a` se développer, et a` s'épanouir. Pour la seconde moitie´ du 19ème siècle, le Japon va être : « l'équivalent de la découverte d'un continent esthétique nouveau ». Avec les estampes (Hokusai, Hiroshige), les peintres découvrirent des propositions originales en matière de couleur, de dessin, de mise en page, de perspective ou de format qui, combinées a` d'autres influences - celle de la photographie naissante notamment - allaient produire des bouleversements radicaux dans l'ordre visuel. Un intérêt va naître pour de nouveaux motifs : la femme en kimono – ou une attention plus aiguisée sur des sujets si remarquablement traités par les maîtres japonais : la Nature, la vie quotidienne avec une description rapide et précise, une perception instantanée – comme une sténographie adaptée à l’évènement. Dans les années 1950 on parlera de la période du Néo-japonisme : Alechinsky, Sam Francis, Hartung, Klein, Mathieu, Pollock, Tapies, Soulages … ces artistes européens qui se sont intéressés à l’art d’Extrême-Orient ont – par leurs exercices de calligraphie - acquis la possibilité de « saisir » avec une plus grande conscience le processus de création.
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